Dans l'enceinte des Nations Unies à New York, le président de la Chine Hu Jintao a annoncé que son pays allait s'efforcer de réduire "notablement" ses émissions de dioxyde de carbone (par point de croissance économique) d'ici 2020 par rapport aux niveaux de 2005. Mais tous les observateurs ont remarqué l'absence de chiffres précis de Pékin.
Et ce n'est pas tout !
"Deuxièmement nous allons vigoureusement développer les énergies renouvelables et l'énergie nucléaire" a-t-il ajouté. Le but est de faire en sorte que la part des énergies non fossiles en Chine atteigne environ 15% d'ici 2020, a aussi précisé M. Hu, lors du sommet de l'ONU sur le changement climatique.
Des efforts pour développer une économie verte
Le président chinois s'est aussi engagé à augmenter la capacité du pays à absorber le CO2 émis dans l'atmosphère en augmentant la couverture forestière de la Chine de 40 millions d'hectares d'ici 2020 comparativement à 2005.
Nous allons accélérer nos efforts pour développer une économie verte, une économie à faible taux de carbone, l'accélération de la recherche et du développement et de la dissémination des technologies vertes" a-t-indiqué.
La réduction des gaz à effet de serre vraiment prioritaire ?
Il semblerait que non ! Hu Jintao a en effet indiqué que pour "les pays en développement la première priorité est maintenant la croissance économique, l'éradication de la pauvreté et l'amélioration du niveau de vie" laissant clairement entendre qu'une réduction de leur gaz à effet de serre n'est pas prioritaire.
Il faut savoir que la Chine, pays émergent, est devenue le premier émetteur de gaz à effet de serre de la planète devant les Etats Unis. Et ces émissions dites polluantes sont responsables en grande partie du réchauffement climatique. Ces deux pays comptent ensemble pour 40% des émissions mondiales de CO2.
Les Etats-Unis accueillent avec prudence cet engagement
L'envoyé spécial américain pour le changement climatique, Todd Stern, a noté que M. Hu n'avait pas avancé de chiffre précis. "Tout cela dépend de l'ampleur que cela a. Je pense que ce dont parle le président Hu, c'est de passer d'une mesure calculée en intensité énergétique à une mesure en intensité carbonique, cela peut être bien, mais tout dépend du chiffre" a-t-il dit.