Une conférence ouest-africaine sur les changements climatiques et les droits de l'Homme s'est tenue la semaine dernière à Lomé. Durant cette conférence, les Etats ouest-africains ont adopté une position commune qui lie l'environnement aux droits de l'homme.
Dans un document intitulé "déclaration de Lomé", les ministres de l'environnement et les représentants des droits de l'homme des quinze états membres de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) ont évalué les "défis de la protection liés aux changements climatiques en Afrique de l'ouest".
Cette communauté recommande un nouvel instrument juridique, qui permettrait de protéger les personnes déplacées par les effets du changement climatique et qui se retrouvent hors de leur pays d'origine". La "création d'un fonds spécial pour répondre à l'impact induit du changement climatique sur les populations affectées" est également demandée.
Les Etats ouest-africains recommandent une "approche basée sur les droits de l'homme pour répondre aux défis du changement climatique" dans la région et exigent la prise en compte de leurs préoccupations par l'Union africaine dans le cadre de la formulation de la position commune africaine en vue du sommet de Copenhague...
...Le sommet de Copenhague (7-18 décembre) vise à obtenir un accord sur une réduction des émissions de gaz à effet de serre pour la période post-2012, après l'expiration du protocole de Kyoto.
La position des Etats ouest africains sera examinée par l'Union africaine du 19 au 22 octobre à Addis Abeba.
Le saviez-vous ?
La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest compte 15 pays membres : huit francophones (Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Guinée, Mali, Niger, Sénégal et Togo), cinq anglophones (Gambie, Ghana, Liberia, Nigeria et Sierra Leone) et deux lusophones (Cap Vert et Guinée-Bissau). La Mauritanie s'en est retirée en décembre 2000.