Selon la FAO (l'agence de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture), le secteur forestier n'est pas épargné par le marasme économique mondial, en particulier à cause de l'effondrement du secteur de l'immobilier, qui pèse sur la production de bois.
L'effondrement du secteur du logement, en particulier aux Etats-Unis est « un coup dur porté aux industries du bois », souligne l'organisation. En effet, « la demande de fibres ligneuses (fibres de bois) en Amérique du Nord devrait diminuer de plus de 20 millions de tonnes en 2009 ».

Danger pour les forêts
La crise pourrait conduire à une baisse des investissements dans le développement et la protection des forêts: « Les gouvernements pourraient revoir leur (...) objectifs écologiques ou retarder des décisions clés concernant les mesures d'atténuation et d'adaptation au changement climatique », souligne l'organisation.
La crise risque aussi de « favoriser l'exploitation illégale » des forêts, souligne la FAO, rappelant que certains pays d'Asie du Sud-Est ont « vu s'intensifier les coupes illicites à la suite de la crise économique de 1997-98 ».

La crise : un impact positif pour les forêts sur le long terme ?
« La production à grande échelle de cultures commerciales, facteur de déforestation dans les tropiques, pourrait baisser sensiblement suite au resserrement du crédit et à la réduction de la demande causés par le ralentissement économique », explique la FAO. Par conséquent, si ces nouvelles sont mauvaises pour les producteurs de ces denrées, « elles pourraient s'avérer positives pour les forêts ».
L'organisation estime que les pays, qui élaborent des politiques monétaires et fiscales pour faire face à la crise, pourraient aussi « saisir cette occasion » et utiliser les forêts pour reconstituer leur capital en ressources naturelles, grâce au reboisement ou à des investissements accrus dans la gestion forestière durable.