Greenpeace demande au président Nicolas Sarkozy, en déplacement à Kinshasa (République Démocratique du Congo), de revoir sa position sur les forêts tropicales africaines.
En juillet 2007, au Gabon, Nicolas Sarkozy a en effet estimé, tout en assurant qu'il ne fallait pas « piller » la forêt africaine, que les forêts du bassin du fleuve Congo étaient « une ressource extraordinaire ».

Greenpeace appelle la France à devenir « le champion de la protection des forêts africaines »
Greenpeace « espère que la perception des forêts tropicales africaines par le président français a changé ». Pour l'organisation écologique, « cette déclaration choquante signifiait la poursuite par la France d'une politique tournée vers le soutien financier à l'exploitation industrielle des forêts tropicales et l'encouragement au pillage des ressources naturelles au détriment des populations forestières, de la biodiversité et du climat ».
L'ONG appelle la France à « passer d'une logique d'exploitation à une logique de protection des forêts » et attend qu' « elle devienne le champion de la protection des forêts africaines au sein des enceintes internationales sur les changements climatiques ».

Un trésor écologique à préserver
Pour Greenpeace, les forêts de la RDC sont « d'abord et avant tout un cadre de vie et un moyen de subsistance de millions de Congolais, une biodiversité irremplaçable, mais également un atout majeur pour le pays et la planète en matière de lutte contre les changements climatiques ».
Les forêts du bassin du Congo constituent le deuxième « poumon » de la planète après l'Amazonie.