Les ministres et représentants des 150 Etats viennent de trouver un accord pour mettre en place un "Cadre global pour les services météorologiques" destiné à atténuer les catastrophes humanitaires liées aux changements climatiques, lors de la troisième Conférence sur le climat qui se tient jusqu'au 4 septembre à Genève.
Ce "Cadre global pour des services météorologiques" permettra de faciliter le partage d'informations sur le climat et son évolution.
Ces instruments permettront de mieux anticiper les retombées locales du réchauffement climatique, notamment en Afrique et dans les pays en développement, a indiqué l'Organisation météorologique mondiale.
"Nous sommes tombés d'accord sur un document et nous avons trouvé un consensus" a expliqué le ministre suisse de l'énergie et de l'environnement Moritz Leuenberger.
Les secteurs concernés par ce projet
Le projet ne sera toutefois pas totalement mis sur pied avant 2011. Selon les experts, il concernera les ressources en eau, les secteurs de l'agriculture, de la pêche, de la forêt, des transports, de la santé, du tourisme, de l'énergie, ainsi que la préparation aux désastres naturels.
Gro Harlem Brundtland, émissaire du secrétaire général de l'Onu à la conférence, a rappelé que les fermiers de la Corne de l'Afrique n'avaient pas été avertis en 2006 d'une sécheresse prévisible. S'ils avaient été alertés à temps, ils auraient pu abattre ou vendre leurs animaux plus tôt, au lieu de les regarder mourir de faim. "Ce sont toujours les pauvres qui sont tenus à l'écart du flux d'informations".
Près de 500 milliards pour aider les pays en développement ?
Un rapport de l'ONU indique que les pays pauvres ont besoin d'un véritable "plan Marshall", d'environ 419,47 milliards d'euros par an dès à présent, pour faire rapidement face aux changements climatiques.
Pour l'Organisme onusien, le problème du changement climatique ne peut pas être simplement résolu par une baisse généralisée des émissions de gaz à effet de serre de tous les pays par rapport à leur niveau actuel.
"Il nous faut un véritable New Deal" a insisté Richard Kozul-Wright, soulignant que les pays en développement sont ceux qui ressentent le plus les effets des changements climatiques.
Jamais deux sans trois
La Conférence de Genève est la troisième du genre organisée par l'Organisation météorologique mondiale après une première en 1979 et une deuxième en 1990.
Cette organisation, qui se bat depuis des années pour que le réchauffement climatique soit au coeur des discussions entre Etats, est également un des membres fondateurs du Giec (Groupe d'experts sur le climat), mis en place en 1988.
L'accord attendu lors de la Conférence sur le climat à Copenhague doit succéder au Protocole de Kyoto à partir du 1er janvier 2013 : il doit permettre d'endiguer l'envolée des émissions de gaz à effet de serre qui risquent de conduire à un réchauffement global pouvant aller jusqu'à 6,4°C à la fin du siècle, selon les prévisions du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat.