En Nouvelle-Calédonie, l'industrie minière pollue énormément ! Par conséquent, ce micro Etat veut faire entendre sa voix lors du sommet de Copenhague qui se tiendra du 7 au 18 décembre 2009.
La Nouvelle-Calédonie oubliée de Kyoto
"Les états de la planète les plus touchés sont les îles du Pacifique. Nous ne pouvons pas nous voiler la face" a déclaré Philippe Gomes, président du gouvernement calédonien. La Nouvelle-Calédonie, territoire associé à l'Union européenne, n'a pas d'engagements propres dans le cadre du protocole de Kyoto en 1997, et ses émissions de gaz à effet de serre n'entrent pas dans les quotas français.
L'industrie métallurgique se développe très rapidement en Nouvelle-Calédonie
Cette île possède un quart des ressources de nickel de la planète. Et le caillou situé au coeur du Pacifique comptera prochainement trois importantes centrales électrique au charbon.
L'actuelle centrale au fuel de la Société Le Nickel (groupe Eramet) doit être remplacée par une unité de production au charbon.
Au sud, une centrale entrera en fonction en début d'année prochaine pour alimenter l'usine chimique Goro Nickel du groupe brésilien ValeInco.
Au nord, une autre centrale, toujours au charbon, fournira l'usine Koniambo du géant anglo-suisse Xstrata et de la SMSP locale en 2012. Il va sans dire que ces centrales vont multiplier par trois les émissions de carbone alors que le monde se préoccupe de les diminuer.
Le réchauffement se précise !
Avec 13,7 tonnes d'émissions de CO2 par habitant, la Nouvelle-Calédonie est déjà mal placée, devant la moyenne métropolitaine de 8,5 tonnes.
"La Nouvelle-Calédonie doit intégrer la délégation française à Copenhague, mais un accord particulier est nécessaire afin de montrer notre volonté de s'inscrire dans l'après-Kyoto" a indiqué Philippe Gomes.
Au cours des cinq dernières décennies, la température moyenne dans le territoire a augmenté d'un degré et Ouvéa, dont les nappes phréatiques sont exposées au risque de salinisation, est particulièrement exposé au risque d'augmentation du niveau de la mer. Mais la situation devient de plus en plus dramatique dans plusieurs îles voisines.
Le mois dernier aux îles Marshall, Patrick Nunn, chercheur à l'Université du Pacifique Sud de Fidji, s'est alarmé : "D'ici 2100, je ne crois pas que beaucoup d'îles seront encore habitables. On estime qu'à la fin du siècle, le niveau de la mer aura augmenté d'un mètre". Il avait exhorté les dirigeants à préparer dès maintenant des programmes de déplacement des populations.