L'appel lancé par des centaines de climatologues a été entendu par la ministre de la Recherche Valérie Pécresse qui leur a accordé un soutien politique tout en demandant à l'Académie des Sciences de trancher sur le fond.
"L'action politique du gouvernement témoigne de notre confiance dans la démarche scientifique des climatologues puisque nous avons lancé le Grenelle de l'environnement" a répondu Valérie Pécresse.
Elle a ajouté que le climatologue français Jean Jouzel, vice-président du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec), qui fait l'objet d'attaques personnelles répétées de la part de Claude Allègre, était le candidat du gouvernement à la présidence du Haut conseil de la science et de la technologie, où il a été nommé fin 2009.
Mais la ministre refuse pour autant de prendre parti sur le terrain scientifique, demandant au président de l'Académie des sciences Jean Salençon d'organiser un débat sur le sujet. "C'est l'Académie des sciences qui pourra juger de l'intégrité scientifique des travaux des uns et des autres. Ca ne peut pas être la ministre de la recherche qui tranche entre la fiabilité des données d'Allègre et celles des climatologues" a-t-elle encore dit.
Soutien de l'Alliance de recherche pour l'Environnement aux scientifiques spécialistes du climat
Cette Alliance, qui regroupe les 12 instituts de recherche français, a déclaré vendredi : "L'Alliance de recherche pour l'environnement AllEnvi réaffirme sa confiance dans les conditions d'exercice de la recherche en climatologie, dans leurs institutions comme dans la communauté internationale".
L'Alliance refuse toute stigmatisation sans fondement d'une communauté scientifique particulière qui, mettant en cause de façon injustifiée l'intégrité morale de scientifiques reconnus et la qualité de leur travail, jetterait indûment le discrédit sur la communauté scientifique toute entière.
Cette réaction fait suite au mécontentement de 400 chercheurs qui ont été pris à partis par Claude Allègre dans son livre intitulé "L'imposture climatique ou la fausse écologie". Claude Allègre met en cause les travaux du Giec, dénonçant une mobilisation de la planète autour "d'un mythe sans fondement". Pour en savoir plus, cliquez ici