La ruée vers l'or, actuellement observée sur plusieurs continents, inquiète les défenseurs de l'environnement et certains archéologues alors que les cours de ce métal précieux flambent.
Dans le nord du Soudan
Le nombre croissant d'orpailleurs est "devenu un grave problème" a indiqué Salah Mohammed Ahmed, directeur adjoint des antiquités de ce pays d'Afrique.
"Le danger est qu'ils trouvent des objets archéologiques en or. Nous devons faire attention pour que personne ne dépouille le Soudan de son histoire" selon Abdel Baqi al-Jaylani, ministre soudanais des mines, partageant les inquiétudes des archéologues.
En Argentine
Un projet de mine à ciel ouvert mené par une société canadienne suscite la controverse. Barrick Gold, qui a obtenu le feu vert des gouvernements argentin et chilien, veut exploiter le site de Pascua Lama à partir de 2013.
Des défenseurs de l'environnement et des dirigeants politiques estiment que le projet "menace de causer des dommages irréversibles aux glaciers de la Cordillère des Andes".
En Europe
La mine envisagée par la compagnie Rosia Montana Gold Corporation en Roumanie fait couler beaucoup d'encre, entre autres en raison de l'utilisation d'une technologie à base de cyanure.
Cette compagnie soutient que "les risques pour les hommes et le milieu sont minimes" et rappelle que ce procédé est notamment utilisé en Suède.
Les technologies à base de cyanure dangereuses
Le 5 mai, le Parlement européen a adopté une résolution demandant "l'interdiction générale" de technologies à base de cyanure avant fin 2011. Les députés considèrent "que l'extraction minière au cyanure ne génère que peu d'emplois, seulement pour une période de huit à seize ans, tandis qu'elle fait peser le risque de véritables désastres écologiques transfrontaliers". Cependant, la Commission n'est pas de cet avis. "Cela impliquerait un arrêt total de l'extraction d'or en Europe et des importations croissantes de pays aux standards environnementaux et sociaux moins élevés" indiquent les services du Commissaire à l'Environnement en rappelant que les taux de cyanure autorisés par la législation européenne sont déjà les "plus bas au monde".