Selon Air Normand (réseau local de surveillance de la qualité de l'air), la pollution par le dioxyde de soufre (SO2), polluant industriel à l'origine des pluies acides, a diminué de 21% en moyenne en 2008 en Seine-Maritime, l'un des départements les plus touchés en France.
Des taux de SO2 au plus bas
Les moyennes relevées dans le centre des agglomérations du Havre et de Rouen se sont élevées respectivement à huit et quatre microgrammes par m3 d'air, des planchers jamais atteints depuis 1973, date de la création du réseau de mesures.
A cette époque, la concentration relevée était de l'ordre de 100 microgrammes dans ces deux agglomérations.
Le nombre de jours d'alerte ou d'information des populations pour des pics de pollution a lui aussi réduit (23 en 2007 contre 14 en 2008). Quant aux valeurs limites européennes, elles n'ont été dépassées que dans deux localités proches des industries (Gonfreville-l'Orcher et Petit-Couronne), contre sept en 2007.

Pourquoi cette baisse ?
Pour Air normand, cette baisse est principalement due aux effets des Plans de protection de l'atmosphère (PPA) qui imposaient aux trois raffineurs de la Basse-Seine (Total, Exxon et Petroplus) une baisse de 20 à 30% de leurs émissions de SO2 entre 2002 et 2008.
Elle a pu aussi être amplifiée par une météo pluvieuse « qui a favorisé un lessivage de l'air ».