La tempête tropicale Hanna, qui n'a laissé que larmes et ruines après son passage en Haïti, se rapproche vendredi des côtes américaines et fait peser une inquiétante menace sur les Caraïbes et les Etats situés au sud des Etats-Unis. Le centre national des ouragans a précisé : "Le centre d'Hanna sera proche de la côte sud-est des Etats-Unis plus tard dans la journée". Les fortes pluies et les vagues très hautes seront donc au menu de ce week-end sur cette partie du globe.
Vendredi matin, le centre de la tempête tropicale Hanna se trouvait à 90 kilomètres au nord de l'île Great Abaco aux Bahamas et à 790 kilomètres au sud de Wilmington en Caroline du Nord. Hanna, toujours aussi imprévisible, se dirigeait vers le nord-ouest à une vitesse de 30 km/h. Les météorologistes craignent d'ailleurs que le mauvais oeil d'Hanna se renforce et provoque beaucoup d'inondations.
Les gouverneurs de Caroline du Nord et de Virginie ont décrété l'état d'urgence. Quant au gouverneur de Caroline du sud, il a appelé à l'évacuation volontaire des comtés menacés par la tempête tropicale Hanna.
Haïti a été frappé lundi et mardi par l'ouragan Hanna de catégorie 1. Ce dernier, accompagné de pluies torrentielles entraînant d'importantes inondations et des coulées de boue, a provoqué la mort d'au moins 136 personnes. Ces inondations ont meurtri de nombreuses villes haïtiennes dont celle de Gonaïves, où tout n'est plus que désolation. Les rues sont inondées et plusieurs maisons ont été détruites. Plus de 20.000 personnes ont trouvé refuge dans des abris provisoires et près de 3.000 personnes seraient toujours bloquées sur les toits des maisons. Des ponts n'ont pas résisté au passage d'Hanna et se sont effondrés. Quant à certaines routes, elles sont coupées.
Jamais deux sans trois ! Les Haïtiens avaient déjà payé un lourd tribut avec l'ouragan Gustav il y a une huitaine de jours (77 morts) et la tempête tropicale Fay il y a maintenant deux semaines (une quarantaine de décès). Haïti est toujours hanté par le souvenir de la tempête tropicale Jeanne, qui avait causé la mort de 3.000 personnes à Gonaïves il y a quatre ans.