Comment se porte le recyclage des lampes à économie d'énergie en France ? Il progresse puisque 3.650 tonnes ont été collectées en 2010 (+ 5 % par rapport à 2009) a récemment indiqué Récylum, l'éco-organisme chargé de gérer cette filière.
Notons que le nombre de points de collecte a presque doublé l'an dernier. Le nombre de points de collecte des tubes fluorescents (type néon) et des lampes fluocompactes, situés principalement dans les supérettes et supermarchés, a été porté de 10.000 "à plus de 19.000" en 2010, afin notamment d'anticiper "l'arrivée massive" en fin de vie des lampes fluocompactes, "dont les ventes explosent depuis quatre ans" selon l'éco-organisme.
"Un bon tiers" des lampes usagées est aujourd'hui collecté dans la filière de recyclage, précise Hervé Grimaud, directeur général de Récylum. Le volume collecté en 2010 a atteint 3.650 tonnes. "Il y a encore du chemin pour que cela devienne un réflexe, comme pour les piles, mais on a beaucoup progressé : en 2006, seuls 3 à 4 % des Français avaient ce réflexe pour les lampes et ils sont plus de 50 % aujourd'hui" ajoute-t-il.
Le taux de recyclage des lampes collectées est de l'ordre de 96 %, grâce à la réutilisation du verre et des parties métalliques, selon Récylum. Un procédé, développé par le groupe chimique Rhodia, permettant de recycler les poudres fluorescentes et particulièrement les terres rares (minerais soumis à une très forte demande mondiale) contenues dans les lampes à basse consommation, pourrait permettre d'atteindre un taux de 98 %, ajoute l'organisme.
Ce "procédé innovant" pourrait être opérationnel au premier semestre 2012, a annoncé Rhodia à la mi-janvier.