C'est officiel ! Le Ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo lance aujourd'hui le
Grenelle de la Mer qui, comme son grand frère de l'Environnement, va réunir tous les acteurs du secteur et devra aboutir à des engagements «
d'ici à la fin de l'année ».
Un Grenelle de la Mer ? Pourquoi un Grenelle de la Mer ? Jean-Louis Borloo, lors d'un point presse sur le trois-mâts La Boudeuse, explique que « dans le Grenelle de l'environnement, il y avait une partie mer, mais nous avons voulu aller plus loin, mettre en réseau tous les savoirs et toutes les propositions ».
Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat à l'écologie, ajoute : « La France a le deuxième domaine maritime mondial, elle a une responsabilité particulière ». En effet, la France est présente, à travers les territoires et départements d'outre-mer, sur les trois grands océans (Atlantique, Pacifique, Indien), et a des frontières maritimes avec 30 pays. A elle seule, la Polynésie française rassemble 20% des atolls du monde.
Les thèmes retenus sont :Le développement harmonieux du littoral
Le développement d'activités maritimes « compétitives et soutenables sur le plan environnement »
La valorisation des métiers de la mer
L'instauration d'une nouvelle gouvernance aux niveaux national et international
«
On regardera tout », précise le Ministre. «
Cela va du nettoyage des plages avec les mômes aux recherches scientifiques de très haut niveau. »
Niveau calendrier, Jean-Louis Borloo estime que les différents groupes de travail seront mis en place dans les quatre semaines à venir, et «
table sur un processus de finalisation en juin/juillet et le bouclage des engagements définitifs avant la fin de l'année. »
Les écologistes approuvent l'idée, mais restent sceptiques Les écologistes salue la démarche, mais exprime leurs inquiétudes sur la place réservée à la pêche, qui traverse une crise profonde, sur fond de surpêche qui, en de très nombreux points du globe, menace le renouvellement des stocks de poisson et donc l'avenir même de ce secteur économique.
« Mélanger transport et pêche dans un même groupe de travail, ça va être assez délicat », estime Charles Braine, du WFF, émettant des doutes sur l'efficacité d'une table ronde « où on mélange les dockers, les pêcheurs et les ONG ».
« La pêche est un enjeu crucial. Ce dossier est très compliqué, très sensible. Cela va être délicat de trouver rapidement, dans un climat serein, des positions consensuelles », précise t'il.