Le Bangladesh, victime d'inondations catastrophiques, de la fonte des glaciers et de la désertification, souffre d'un mal bien connu... le changement climatique. "Selon toutes les études, le Bangladesh est l'un des pays les plus vulnérables au changement climatique. (...) Cette année, nous n'avons pas ressenti la saison froide. C'est l'effet du changement climatique " a expliqué Hasan Mahmud, ministre de l'Environnement.
Inondations à la suite du passage d'un cyclone en mai 2009 Le Bangladesh est "affecté par tous les effets négatifs issus du changement climatique" a-t-il précisé, citant la désertification ou encore la montée du niveau des eaux qui provoque des inondations et augmente la salinité des terres, les rendant impropres à l'agriculture. "Le déplacement de populations dû au changement climatique est une réalité. Des centaines de milliers de personne vivent dans des baraquements dans plusieurs villes" a-t-il poursuivi.
Le Bangladesh est aussi affecté par la fonte des glaciers. "Plusieurs rivières, qui prennent leur source dans l'Himalaya, coulent au Bangladesh" a rappelé le ministre, avertissant du risque que représenterait une augmentation importante du débit de ces eaux. "Cela aura un impact dévastateur, au-delà de notre imagination" a-t-il dit.
Les principaux pollueurs doivent agir
Hasan Mahmud a souligné l'importance de la clause de convention-cadre de l'ONU sur les changements climatiques sur la "responsabilité partagée mais différenciée" des pays face au changement climatique, qui donne plus de devoirs aux pays riches, dont les émissions de gaz à effet de serre ont entraîné le changement climatique.
"La réalité est que si nous n'assumons pas tous notre responsabilité, nous n'atteindrons pas l'objectif de limiter à 2° la hausse de la température mondiale". Aussi, "nous voulons que tous les principaux pollueurs réduisent leurs émissions" a-t-il dit. La Chine est récemment devenue le premier émetteur au monde de gaz à effet de serre, devant les Etats-Unis.