La construction du barrage géant de Belo Monte au Brésil n'est pas vu d'un bon œil par les Indiens vivant dans la région du Xingu dans le nord amazonien du Brésil.
Bataille judiciaire perdue !
En dépit de la controverse et des manifestations, ce barrage se fera ! Le 16 avril dernier, la justice fédérale brésilienne a donné son feu vert à la construction du barrage de Belo Monte sur le Rio Xingu, qui devrait devenir le troisième plus grand barrage hydroélectrique au monde.
Les travaux de construction débuteront au plus tard en septembre. "Si ce barrage devait être construit, la vie des peuples indigènes de la zone serait en péril" a déclaré Pepe Luis Achaco, responsable de l'ethnie de l'Amazonie équatorienne Shuar.
Dans cette cause -perdue ?-, ils sont soutenus par l'Eglise catholique, des écologistes, le chanteur Sting, le réalisateur James Cameron mais aussi l'actrice américaine Sigourney Weaver, qui a manifesté mercredi dernier à New York aux côtés de dizaines de chefs indigènes venus de plusieurs pays. "A notre époque le développement doit aller de pair avec l'éthique. J'estime que ce projet répond à un modèle obsolète pour obtenir de l'énergie" a dit l'actrice.

De son côté, le président Luiz Inacio Lula da Silva a réaffirmé que la construction du barrage au sud de l'Etat amazonien du Para, n'affecterait pas les zones indigènes.
Il a souligné que le barrage qui représentera 11 % de la puissance énergétique installée du Brésil était indispensable.
Selon le gouvernement brésilien, le barrage pourra répondre aux besoins énergétiques du géant latino-américain, qui doivent être multipliés par 2,5 d'ici à 2030.
Belo Monte sera le troisième barrage le plus grand au monde (11.000 MW), derrière celui des Trois Gorges en Chine (18.000 MW) et celui d'Itaipu (14.000 MW) à la frontière entre le Brésil et le Paraguay