Les besoins des pays pauvres pour combattre le changement climatique d'ici 2020 se chiffre à 100 milliards d'euros par an selon la Commission européenne . Mais car il y a un mais ! L'Union européenne "ne veut pas et ne peut pas financer seule les négociations" a reconnu le président de la Commission européenne José Manuel Barroso.
En attendant le sommet sur le climat en décembre
Le sommet climatique de Copenhague (du 7 au 18 décembre) doit décider de la stratégie mondiale post-Kyoto de réduction des émissions de gaz à effet de serre, visant à limiter la hausse en cours des températures.
A Copenhague, le volet le plus important portera sur les engagements chiffrés que prendront les pays industrialisés. Mais il y a un deuxième volet épineux qui porte justement sur l'aide que les pays riches devront verser aux pays pauvres afin qu'ils développent des économies faibles en émissions de carbone. Voilà pourquoi, Bruxelles a fait cette proposition jeudi (10 septembre). Et c'est sur ce deuxième volet que les discussions entre les grandes nations butent.
Cette enveloppe annuelle de 100 milliards d'euros se composerait d'un financement public international venant "des nations industrialisées et des pays en développement les plus avancés économiquement" dans une fourchette allant de 22 à 50 milliards d'euros par an d'ici 2020.
La contribution de ces pays doit être calculée en fonction de "leurs capacités à payer", mais aussi de "leurs émissions polluantes". En fonction des critères retenus, la contribution publique de l'Union européenne se situerait entre "2 à 15 milliards d'euros par an d'ici 2020, à supposer qu'un accord ambitieux est trouvé à Copenhague" précise la Commission.
D'après Bruxelles, les pays en développement devront aussi couvrir 20 à 40% de leurs besoins, par des fonds publics et privés.
Enfin il faut savoir que le marché international du carbone fournirait environ 40% des 100 milliards d'euros.