Les fortes pluies tombées depuis le mois de juin en Afrique de l'Ouest ont provoqué des inondations importantes, qui ont frappé seize pays de cette partie du monde.
Pour l'heure, 159 personnes sont mortes et près de 600.000 autres seraient aussi affectées selon l'ONU.
Les estimations chiffrées du bureau de la Coordination des Affaires humanitaires des Nations Unies
Au Sénégal, 264.000 personnes sont touchées par les inondations consécutives aux pluies d'hivernage de ces dernières semaines.
Au Burkina Faso, où 263 millimètres d'eau sont tombés mardi en 12 heures selon les services météorologiques, huit personnes sont mortes et 150.000 personnes se retrouvent maintenant sans abri.
Le Niger compte près de 67.000 personnes touchées, le Ghana 55.000, le Bénin 20.000, la Guinée (Conakry) 15.000, la Gambie 8.700, la Mauritanie entre 8.000 et 10.000, la Côte d'Ivoire à peu près 2.000, la Sierra Leone 1.500.
Il va sans dire que ces milliers de personnes, dont les maisons ont été détruites ou endommagées, courent aussi des risques sanitaires, a précisé le Bureau de coordination des Affaires humanitaires des Nations unies. Car de nombreuses réserves de céréales ont été détruites.
Le dérèglement du climat mis en cause !
Les météorologues ont constaté que les pluies d'hivernage étaient beaucoup plus abondantes depuis quelques années. A qui la faute ? Au dérèglement du climat. Notons aussi que les négligences en terme d'urbanisme (absence de système d'évacuation des eaux...) et la construction d'habitations en zones inondables favorisent les décès et les sans-abris.
En 2007, les inondations avaient fait 300 morts et affecté plus de 800.000 personnes en Afrique de l'Ouest avec la destruction de maisons, de récoltes et d'infrastructures.
Le cycle des inondations et de la sécheresse, qui frappe tous les ans de nombreux pays africains, ne permet pas à cette région de se développer économiquement.