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18 septembre 2009 -
15h46 :
Le chiffre : 7 milliards d'euros par an
[ ENVIRONNEMENT ]

Les dirigeants des 27 pays européens vont demander à leurs partenaires du G20, réunis du 24 au 25 septembre à Pittsburgh, de s'engager sur une contribution financière allant jusqu'à sept milliards d'euros par an pour aider les pays pauvres à lutter contre le changement climatique.
Ils estiment que "le G20 devrait reconnaître qu'il est nécessaire que l'aide publique internationale démarre rapidement pour répondre aux besoins urgents de financement dans le domaine de la lutte contre le changement climatique dans les pays en développement, en particulier les pays les moins développés".
L'Union européenne estime à environ "5 à 7 milliards d'euros par an" les besoins de financement pour la période 2010-2012.

l'Union européenneLa Commission européenne vient d'évaluer à 100 milliards d'euros par an, les besoins nécessaires en la matière d'ici 2020.
"Tous les pays, à l'exception des moins développés, devraient contribuer au financement de la lutte contre le changement climatique dans les pays en développement, les financements étant affectés en fonction des besoins, de manière que les pays en développement reçoivent plus que le montant de leur contribution" ont estimé les 27 chefs d'Etat et de gouvernements.

Certains pays émettent des réserves

Dans l'Union européenne, certaines nations basées notamment en Europe de l'Est, ont émis des réserves face à ces objectifs d'aides aux pays en développement. Avant de fixer de tels objectifs chiffrés, les pays européens devraient auparavant se mettre d'accord sur la répartition de l'effort de financement, estiment des pays comme  la Pologne, la République tchèque, la Hongrie, mais aussi l'Italie.

Nicolas SarkozyDonnant, donnant !

Le président français Nicolas Sarkozy a pris la parole après cette réunion :
"Si les pays émergents se dotent des mêmes objectifs que ceux dont nous nous sommes dotés, nous les aiderons financièrement, mais s'ils ne se dotent pas des mêmes objectifs, progresse l'idée que pour rééquilibrer les conditions du libre-échange et de la concurrence, il faudra mettre un mécanisme d'ajustement aux frontières".
Il a du même coup réitéré sa menace d'une taxe carbone extérieure. "On ne peut pas taxer les industries européennes et exonérer les autres".

Les Européens ont prévu de réduire leurs émissions de 20% au moins d'ici 2020 par rapport à 1990, et de 30% si les autres grands pays signent un accord international ambitieux lors du sommet sur le climat de Copenhague en fin d'année.
"Les négociations avancent trop lentement. Les objectifs de réduction (des gaz à effet de serre) de certains pays ne sont pas suffisants" a déploré le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt.


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