La Banque asiatique de développement va mettre la main à la poche en prêtant 700 millions de dollars aux pays de la région pour les aider à améliorer leur résistance aux dangers que représente le changement climatique et à développer des énergies renouvelables comme le solaire, l'éolien, l'hydraulique ou encore la géothermie.
La Banque a indiqué qu'elle consacrait déjà 1,7 milliard de dollars pour aider les pays de la région à réduire leurs émissions de carbone. L'objectif est de porter ce chiffre à 2 milliards par an d'ici 2013.
L'annonce de ce prêt intervient à quelques jours de la conférence de l'ONU sur le climat qui débute le 7 décembre à Copenhague, en vue de trouver un accord mondial sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre pour remplacer le protocole de Kyoto qui arrive à échéance en 2012.
La réduction des émissions carboniques va coûter cher
De son côté, la Chine devra probablement débourser 30 milliards de dollars supplémentaires par an, pendant dix ans, pour tenter de réduire ses émissions de gaz à effet de serre par point de Produit intérieur brut (de 40-45% d'ici à 2020, par rapport à 2005) a affirmé vendredi le China Daily.
Il en coûterait 64 dollars par famille et par an si le coût de l'opération était répercuté sur les citoyens, a indiqué le quotidien.
Hausse des coûts dans les industries
Ce chiffre lui permet de garder la possibilité d'avoir une économie en croissance et de voir augmenter le volume de ses émissions.
Les industries dans le domaine de l'énergie "vont être confrontées à une hausse des coûts pour améliorer leur efficacité carbonique, qui devra être partagée par le consommateur" a souligné Jiang Kejun, membre d'un institut officiel de recherche sur l'énergie.
La Chine étudie aussi la possibilité d'une taxe carbone qui augmentera le prix des carburants fossiles, qu'elle consomme en grandes quantités et qui fait d'elle le premier émetteur de gaz à effet de serre de la planète. Elle tire plus de 70% de son énergie du charbon.