Le Premier ministre de la Norvège, Jens Stoltenberg, a déclaré lundi : "Si cela contribue à un meilleur accord climatique en décembre, nous envisagerons d'augmenter nos réductions (des émissions de CO2) pour les porter de 30 à 40%" d'ici 2020. Grâce à ce nouvel effort, la Norvège veut ainsi faciliter un accord international lors de la conférence de Copenhague sur le climat en décembre. Le ministère de l'Environnement n'était pas en mesure de confirmer l'information.
Un recul de 2,2 % par rapport à 2007
L'objectif actuel de la Norvège, qui est l'un des principaux exportateurs d'hydrocarbures au monde, est de réduire de 30% ses émissions d'ici 2020 et d'afficher un bilan neutre en carbone d'ici 2030.
En 2008, ses émissions ont reculé de 2,2% par rapport à 2007 sous l'effet de la crise économique.
A 53,8 millions de tonnes équivalent-CO2, les émissions polluantes sont encore supérieures au montant de 50 millions de tonnes fixé par le protocole de Kyoto.
Comment la Norvège compte-t-elle atteindre son objectif ?
Elle envisage une réduction effective de ses émissions mais aussi l'achat de "droits à polluer", via les mécanismes de développement propre prévus par le protocole de Kyoto.
Selon les experts, les pays industriels devraient réduire leurs émissions de 25% à 40% d'ici 2020 pour limiter à 2°C au maximum la hausse du thermomètre mondial par rapport à la fin du XVIIIe siècle et d'éviter les impacts dévastateurs du réchauffement du climat.
Le sommet international de Copenhague (7-18 décembre) vise à trouver un accord qui devrait prendre le relais du protocole de Kyoto après 2012.