Il est prévu que les pays dits industrialisés réduisent leurs émissions de gaz à effet de serre de 30 % à 40 % d'ici 2020 par rapport à 1990, selon un projet officiel d'accord pour une deuxième période d'engagement du Protocole de Kyoto (de 2013 à 2020).
La négociation d'un accord climatique global se poursuit actuellement sur deux rails : l'un au titre du Protocole de Kyoto, n'impliquant que les pays signataires puis l'un sous la Convention climat des Nations unies, concernant 194 Etats signataires, dont les Etats-Unis et les grands émergents.
Deux textes présentés vendredi (11 décembre) aux différentes parties
- Le projet de Kyoto vise à garantir le renouvellement des engagements contraignants des pays industrialisés à réduire leurs émissions polluantes au-delà de la première phase qui s'achève fin 2012. Il laisse encore en discussion la durée de ces engagements, de 2013 à 2018 ou de 2013 à 2020. Il vise aussi un objectif qui est encore à débattre : de -30 à 40 % des émissions des pays riches en 2020, par rapport à 1990.
- Quant au document de la Convention, diffusé vendredi matin aux délégations, il vise à mobiliser les pays pour limiter la hausse de la température moyenne de la planète à 1,5°C ou 2°C, sans trancher entre les deux options. Il y a une inconnue puisqu'il ne précise pas les modalités et la date à laquelle les engagements pourraient se traduire en traité contraignant du type Kyoto.
L'union fait la force !
Le G8 et les principales économies de la planète s'étaient accordés en juillet à L'Aquila (Italie) pour limiter le réchauffement à 2°C au dessus des niveaux préindustriels. Mais des petits Etats insulaires, menacés par la hausse du niveau des océans, et une centaine de pays en développement militent pour une limite à 1,5°C.
De nombreux pays et l'ONU ont souhaité que l'adoption d'un accord contraignant suivent de six à douze mois maximum la conférence de Copenhague. Ces deux textes vont désormais servir de base aux discussions entre les ministres, qui commencent à arriver samedi, puis entre les chefs d'Etat le 18 décembre.