Le chef d'Etat français Nicolas Sarkozy, qui réclame des « engagements contraignants » pour lutter contre le réchauffement de la planète, a semble-t-il été entendu par les dirigeants du Commonwealth, réunis ce week-end sur l'archipel Trinité-et-Tobago.
Ces derniers ont à leur tour réclamé un accord contraignant lors du sommet sur le climat de décembre à Copenhague et se sont aussi prononcés pour la création d'un fonds de 10 milliards de dollars destiné à aider les pays pauvres et vulnérables à s'adapter au réchauffement climatique.
Le drapeau du Commonwealth
Un accord à présenter à Copenhague
Les dirigeants du Commonwealth recherchaient un consensus sur un accord global sur le climat à présenter au sommet des Nations unies sur le réchauffement climatique prévu à Copenhague du 7 au 18 décembre.
« Le Commonwealth va réclamer un fonds d'adaptation fiable de 10 milliards de dollars pour l'an prochain, dont 10 % seraient réservées aux petites îles" a déclaré Mohamed Nasheed, le président des Maldives, un des Etats les plus menacés par la montée des eaux. Le Premier ministre danois Lars Loekke Rasmussen a d'ailleurs annoncé que plus de 85 dirigeants étaient attendus à Copenhague
Proposition de Nicolas Sarkozy et de Gordon Brown
Nicolas Sarkozy a proposé que les pays riches fournissent un "premier engagement financier" de 10 milliards de dollars (6,6 millions d'euros), trois années de suite (entre 2010 et 2012) aux plus vulnérables pour les aider à réduire leurs émissions de CO2.
Le Premier ministre du Royaume-Uni Gordon Brown a aussi proposé vendredi de lancer un fonds de 10 milliards de dollars pour aider les pays les moins avancés. Il a toutefois précisé que son pays était prêt à participer à hauteur de 880 millions d'euros sur trois ans.
Les débats avaient été ouverts samedi matin par la reine Elizabeth II, souveraine britannique et chef du Commonwealth, qui a insisté sur le "danger" que représente le réchauffement de la terre pour "la sécurité et la stabilité de millions de personnes dans les années à venir".