Aujourd'hui a lieu la première réunion de travail du Grenelle de la Mer.
Grenelle de la Mer : quatre groupes, quatre thèmes
Les thèmes retenus pour ces quatre groupes portent sur :
le développement harmonieux du littoral ("La délicate rencontre entre la terre et la mer") pour le groupe 1
la préservation des ressources de la mer ("Entre menaces et potentiels, une mer fragile et promesse d'avenir") pour le groupe 2
la valorisation des métiers de la mer ("Partager la passion de la mer") pour le groupe 3
l'instauration d'une nouvelle gouvernance aux niveaux national et international ("Planète vivante: inventer de nouvelles régulations") pour le groupe 4.

Paroles de « grenelleurs »
Pierre-Georges Dachicourt, président du comité national des pêches et des élevages marins, et vice-président du groupe de travail 2, a prévenu qu'il sera là « pour mettre en avant les pêcheurs ». En effet, il souligne que 80% de la pollution de la mer vient de la terre en dénonçant les nuisances ainsi infligées aux nurseries halieutiques situées le long de la côte.
Erik Orsenna, vice-président du groupe de travail sur la gouvernance, a ironisé en rappelant qu'il occupait à l'Académie française le siège du commandant Cousteau et qu'il avait de ce fait « une solidarité par le séant ».
Parmi les autres invités, Antoine, le chanteur vedette des sixties, amoureux de la Polynésie, est intervenu pour demander qu'on « prenne soin de l'endroit où je vis, la mer ».

Paroles d'écolos
Les écologistes approuvent la démarche mais veulent des « scénarios de rupture », notamment sur l'exploitation des ressources halieutiques.
« Il faut bâtir une stratégie de la mer en rupture avec le passé », souligne Christian Garnier, de la fédération France Nature Environnement (FNE, 3.000 associations). « On veut en finir avec la loi de la jungle en haute mer », ajoute-t-il.
Selon l'Organisation Mondiale pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO), la moitié des stocks halieutiques mondiaux sont exploités au maximum de leur potentiel, un quart est surexploité ou déjà épuisé et un quart seulement est modérément exploité.