La montée prévisible du niveau de la mer touchera à l'horizon 2100 des zones situées en Aquitaine et dans le Languedoc Roussillon, selon une carte établie pour ces deux régions pilotes par le Bureau de recherches géologiques et minières.
La France a décidé d'étudier le cas de côtes sableuses, comme en Aquitaine et dans le Languedoc Roussillon, mais "nous n'avons pas voulu nous focaliser sur ces deux régions" a déclaré Charlotte Vinchon du Bureau de recherches géologiques et minières.
Une montée du niveau de la mer de 88 centimètres à l'horizon 2100
Cette étude fait ressortir les sites déjà exposés à des risques d'érosion et de submersion et les zones à risques accrus, en fonction d'un scénario du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat. L'hypothèse est la suivante : une montée du niveau de la mer de 88 centimètres à l'horizon 2100 qui sera cumulée à une augmentation des tempêtes, en raison du réchauffement climatique.
"Il y a déjà des endroits critiques qui suscitent des inquiétudes mais si les prévisions du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat se confirment, le risque sera augmenté selon la configuration physique du littoral et de son aménagement" explique Charlotte Vinchon.
Soulac, Biscarosse et le Capbreton sont également menacées par l'érosion
Le risque d'érosion devrait s'accentuer le long de la côte sableuse d'Aquitaine qui devrait résister contrairement à d'autres zones plus fragiles, plus urbanisées, le long des rivières et des estuaires, comme le Cap Ferret.
Soulac, Biscarosse et le Capbreton sont également menacées par l'érosion. Au Pays Basque, la côte rocheuse est exposée et l'érosion devrait s'y accentuer, menaçant également quelques petites plages, comme celle de la baie de Socoa à Saint-Jean-de-Luz. Dans le Languedoc-Roussillon, les risques devraient également augmenter le long de la côte sableuse, affectant les villes et les infrastructures touristiques.
Selon le Bureau de recherches géologiques et minières, cette cartographie souligne l'urgence de procéder à des aménagements intégrés avec les zones voisines, citant le cas de sites à risques, comme Port Leucate, Port Barcarés, Valras plage, Marseillan, Palavas-les-Flots.