Douglas Elmendorf, directeur du Bureau du budget du Congrès (CBO) a estimé jeudi devant le Sénat, que la mise en place aux Etats-Unis d'un marché de droits d'émissions de gaz à effet de serre (aussi appelé marché carbone ou « cape and trade ») aurait des conséquences économiques sur les entreprises et les consommateurs américains.
Cette affirmation du CBO vient contredire une étude publiée mercredi dernier, qui démontre que les conséquences sur l'économie américaine de la mise en place d'un marché « cape and trade » seraient minimes (retrouvez l'info en cliquant ici).

Marché carbone = baisse du PIB ?
« Avec un marché de droits d'émissions, les consommateurs auraient au final à supporter le coût des réductions d'émissions », affirme Douglas Elmendorf devant la commission des Finances.
« Les prix plus élevés des biens liés à l'énergie et des services auraient toutes sortes de conséquences pour différentes industries, régions du pays et catégories de revenus », explique t'il.
Ainsi, selon plusieurs études réalisées pour le Congrès, la baisse du PIB par tête liée à ce système pourrait atteindre 0,5% à 3,8% en 2030.
Le CBO estime que le coût d'une réduction de 15% des émissions de CO2 s'élèverait en moyenne à 1.600 dollars annuellement par ménage (si on ne tient pas compte des ménages qui bénéficieraient du système de permis de polluer).

Le défi : trouver un moyen d'allier économie et marché carbone
Le sénateur Max Baucus, président de la commission des Finances, a quant à lui estimé que « la perspective d'une marché de droits d'émissions de CO2 présente une bonne quantité d'obstacles, mais notre travail est d'y trouver l'occasion de reconnaître qu'il y a peut-être des solutions pour réduire nos émissions de CO2, sans ralentir notre économie ».