Des militants de l'organisation écologiste Greenpeace ont escaladé hier un pont d'Ottawa (Canada) pour y déployer deux grandes banderoles à l'attention du président américain Barack Obama, la veille de son voyage officielle au Canda.
L'une souhaitait la bienvenue à M. Obama, l'autre l'invitait à « ne pas acheter le pétrole sale des sables bitumineux ».

Souligner l'importance de l'écologie à la veille du voyage de Barack Obama au Canada
Greenpeace précise avoir eu ce geste « dans le but de mettre les questions climatiques et énergétiques en tête des discussions lors de la visite du président », en demandant à M. Obama de donner la priorité aux combustibles à bilan carbonique peu élevé, ce qui bloquerait l'importation du pétrole des sables bitumineux.
Dans une lettre ouverte, adressée à Barack Obama, et rendue publique hier, 50 personnalités canadiennes ont invité le président américain à « reconnaître les graves conséquences de la dépendance aux sables bitumeux ».
Barack Obama reconnait le besoin de lutter contre les gaz à effet de serre, mais précise qu'il s'agit d'une lutte internationale Le Canada est actuellement le principal fournisseur de
pétrole des Etats-Unis. Une bonne partie de ce
pétrole provient des
sables bitumineux de l'ouest canadien, dont l'exploitation est très polluante et contribue largement aux émissions de gaz à effet de serre du Canada.
Dans une interview à la chaîne CBC mardi, M. Obama a évité de parler de «
pétrole sale », à propos des
sables bitumineux, tout en reconnaissant que ceux-ci ont «
une importante empreinte écologique ».
«
Dans une certaine mesure, les Etats-Unis et le Canada peuvent collaborer afin de capter (...) les gaz à effets de serre avant qu'ils ne se diffusent dans l'atmosphère », a-t-il déclaré. Il a toutefois souligné que la lutte contre le changement climatique devait être menée à l'échelle internationale, et qu'aucun pays ne pouvait s'y attaquer seul.