Jeudi, le Rainbow Warrior a fait escale dans le port de Marseille, pour la première fois depuis son blocage par le Syndicat des thoniers méditerranéens (STM), en... 2006.
Le SMT a accepté de rencontrer, vendredi, des représentants de Greenpeace à bord du navire.
Fin août 2006, le président du STM, Mourad Kahoul, et une partie des thoniers-senneurs de son syndicat, s'étaient violemment opposés à la venue du Rainbow Warrior II à Marseille. Le navire était présent pour une campagne d'information sur la pêche au thon rouge, une espèce en danger. Les navires du syndicat avaient encerclé le bateau de Greenpeace, qu'ils avaient menacé de couler.
Pourquoi cette rencontre ?
Selon le STM, l'objectif est "d'informer les militants écologistes et le public au mieux sur les réalités de la pêche thonière, les besoins d'évaluation des stocks de thon rouge, la désinformation et l'importance de la lutte contre la pêche illégale".

Mieux protéger le thon rouge, en accord avec les pêcheurs
François Chartier, chargé de la campagne Océans de Greenpeace, salue la proposition du Grenelle de la mer de classer le thon rouge parmi les espèces protégées de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES).

Après Monaco et la France, plusieurs pays européens (comme le Royaume-Uni, les Pays-Bas, l'Allemagne et l'Autriche) ont apporté leur soutien à cette mesure, affirme t'il.
Si cette proposition est adoptée, les pêcheurs auraient l'interdiction de commercialiser du thon rouge sur le marché international, mais ils pourraient continuer de vendre leur poisson sur le marché national.
Or, il se trouve que « 80% du thon rouge pêché en Méditerranée part au Japon », précise M. Chartier, qui a met en garde contre « un risque imminent d'effondrement des stocks ».