Le dérèglement du climat est dangereux pour la santé car il va multiplier des maladies comme le paludisme ou le choléra ou encore les vagues de chaleur...
Mais ces problèmes sanitaires pourraient être évités voire minimisés grâce à des choix adéquats dans la lutte contre le réchauffement.
Une série d'études publiées mercredi dans la revue britannique The Lancet met en avant les "co-bénéfices" pour le climat et la santé des actions visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Voici des exemples cités par The Lancet :
Concevoir des villes accueillantes pour les piétons et les cyclistes aurait davantage d'impact pour la santé que d'encourager les voitures à faible émissions de CO2. Une modélisation sur les villes de Londres et Delhi montre qu'une place accrue donnée à la marche et au vélo permettrait de réduire sensiblement le nombre de maladies cardiaques et d'accidents vasculaires cérébraux.
L'agriculture et l'alimentation représentent de 10 à 12 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Une réduction de 30 % de la production et de la consommation de viande parmi les principaux producteurs, associée à des améliorations technologiques, permettrait de réduire sensiblement les émissions et de faire baisser le nombre de maladies cardiaques.
Une réduction de la part d'électricité produite à partir d'énergie fossiles (gaz, charbon, pétrole) aurait un double bénéfice, pour le climat et pour la santé humaine en réduisant la pollution de l'air. En prenant comme hypothèse une trajectoire de division par deux des émissions mondiales de CO2 d'ici 2050, les études analysent l'impact sanitaire par pays.
L'effet le plus marqué serait en Inde où, il permettrait d'éviter 93.000 décès (cancers du poumon, maladies cardio-respiratoires) en 2030 par rapport à un scénario sans effort spécifique ("business as usual").
Les vagues de chaleur vont entraîner plus de décès
"Les décideurs politiques ont été lents à reconnaître que le vrai enjeu du changement climatique c'est son risque d'impact sur la santé humaine et la qualité de la vie" indique la directrice de l'Organisation mondiale de la santé, Margaret Chan.
"La malnutrition et ses effets dévastateurs sur la santé des enfants va augmenter. Les vagues de chaleur entraîneront plus de décès, en particulier parmi les plus âgés" souligne-t-elle. "De plus, le changement climatique pourrait modifier la distribution géographique des vecteurs de maladie, parmi lesquels les insectes qui transmettent la paludisme et la dengue" met-elle en garde.