Y a-t-il un lien de cause à effet entre la fréquence et l'intensité des cyclones et le réchauffement climatique qui touche la planète selon certains climatologues ? Oui pour de plus en plus de scientifiques !
Pour l'agence spatiale américaine, la Nasa, les ouragans et les tempêtes tropicales vont se multiplier et devenir plus violents en raison de la montée des températures à la surface du globe.
La saison cyclonique, version 2008, a commencé en juin et doit se terminer en novembre. A ce jour, elle est particulièrement...active dans l'Atlantique avec neuf tempêtes tropicales dont près de la moitié sont devenues des ouragans. Le dernier en date, Ike, classé en catégorie 2 sur une échelle de Saffir-Simpson qui en compte 5, a causé des dégâts importants en Haïti, à Cuba et aux Etats-Unis.
L'été dernier, des chercheurs américains constataient que le réchauffement climatique et ses conséquences sur la température des océans étaient responsables de la multiplication du nombre d'ouragans enregistrés tous les ans dans l'océan Atlantique au cours du siècle dernier. Ces chercheurs ont en effet identifié depuis 1900 trois périodes durant lesquelles la moyenne annuelle des ouragans ou des tempêtes tropicales sur l'Atlantique a considérablement augmenté. De 1900 à 1930, ce nombre a été de six et est passé à dix lors de la décennie suivante puis a atteint quinze (huit ouragans et sept tempêtes tropicales) entre 1995 et 2005. Et le calme après la tempête n'est pas prêt de s'installer puisque la température moyenne du globe s'est accrue de 0,7°C au siècle dernier.
D'autres chercheurs américains ont indiqué il y a quelques jours dans la revue britannique Nature que le nombre et l'intensité des cyclones les plus violents voire meurtriers augmentent aussi avec le réchauffement des océans. Un accroissement de la température à la surface des océans d'un degré celcius entraîne une augmentation de 31 % de la fréquence des cyclones accompagnés de vents très violents à savoir...supérieurs à 183,6 km/h.
Les températures moyennes à la surface du sol devraient augmenter de 1,8 à 4 degré celsius d'ici la fin du 21ème siècle selon le quatrième rapport du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC). Quant à la surface des océans, elle se réchauffe plus lentement mais l'impact d'un dérèglement de sa température sera beaucoup plus grand selon des scientifiques.