Le crucial sommet de l'Onu à Copenhague en décembre doit se solder par un succès sinon la planète court à la catastrophe. "Il y a dorénavant moins de cinquante jours pour fixer le cours des cinquante prochaines années et plus" a déclaré le Premier ministre britannique, Gordon Brown, lors du Forum des économies majeures sur l'énergie et le climat, qui réunit (depuis dimanche) notamment les représentants des plus importants pays émetteurs de dioxyde de carbone .
"Si nous n'aboutissons pas à un accord à ce moment-là, n'ayons aucun doute : une fois que les dégâts d'une croissance non contrôlée d'émissions seront infligés à la planète, aucun accord international rétrospectif, dans un quelconque avenir, ne pourra défaire ce choix. Il sera alors irrémédiablement trop tard" a-t-il ajouté.
Un plan B pour la planète n'existe pas
"Nous ne devrions donc jamais nous permettre de perdre de vue la catastrophe à laquelle nous ferons face si les tendances actuelles du réchauffement se poursuivent... C'est le moment. Il est temps d'agir. Il n'y a pas de plan B pour la planète" a dit Gordon Brown, soulignant les conséquences "non seulement humanitaires et écologiques mais également économiques" du réchauffement.
"Nous ne pouvons nous permettre un échec. Si nous échouons, nous paierons le prix fort" a souligné Gordon Brown. "Si nous agissons maintenant, si nous agissons ensemble, si nous agissons avec sagacité et détermination, un succès à Copenhague est encore possible. Mais si nous échouons, la Terre elle-même sera en danger" ajoute-t-il.
Il faut trouver un chemin pour avancer
Le ministre britannique à l'Energie et au Réchauffement climatique, Ed Miliband, avait souligné que les 17 pays représentaient "environ 90 % des émissions mondiales (de CO2)".
"Si nous pouvons trouver un chemin pour avancer, et pour réduire certaines différences entre les pays qui détiennent la part du lion de ce problème, alors cela pourrait faciliter les discussions des Nations unies" avait-il estimé.
Le Forum réunit notamment le Royaume-Uni, la France, l'Italie, l'Inde, l'Allemagne, le Japon, les Etats-Unis, la Russie et le Brésil. Plusieurs pays ont également été invités, comme le Lesotho, les Maldives, le Bangladesh, le Costa Rica, l'Ethiopie et l'Algérie.
Le Forum est la dernière conférence internationale sur le climat à avoir lieu avant une ultime session de négociations prévue du 2 au 7 novembre à Barcelone (Espagne), préalable au sommet de Copenhague.
Ce sommet, qui doit se tenir du 7 au 18 décembre à Copenhague, vise à établir un nouveau traité international sur le climat pour remplacer le Protocole de Kyoto qui expire en 2012.