Le stockage de CO2, vous en avez déjà entendu parler ? C'est une technique envisagée pour combattre le réchauffement climatique mais car il y a un mais.
Le stockage du CO2 dans des nappes d'eau salée en grande profondeur sous la terre peut présenter des risques en cas de fuite pour la santé et l'environnement à cause des impuretés de plomb et de mercure contenues dans le gaz, selon une étude publiée lundi.
Ce n'est pas la première étude qui parle des dangers du stockage de CO2. En juin dernier, une étude du Centre danois pour la Science de la Terre avait déjà averti que le CO2 stocké au fond de l'océan allait contribuer à l'acidification des eaux et risquait de créer de "graves problèmes" pour la vie sous-marine, et donc la chaîne alimentaire.
Ces nappes sont impropres à la consommation car elles sont salées et les utiliser pour stocker le CO2 est "actuellement la solution qui retient le plus l'attention pour des raisons d'accessibilité et de praticabilité" a souligné Aurélie Frévot, porte-parole de l'Institut National de l'Environnement Industriel et des risques.
Deux sortes d'expositions en cas de fuites ont été étudiées par modélisation : l'ingestion et l'inhalation. Il en ressort que "les impuretés les plus préoccupantes semblent être le plomb, le nickel et le mercure pour la contamination de l'eau et les composés chlorés pour l'exposition par inhalation".
L'étude a établi six scénarios de fuites possibles "parmi les plus plausibles". Elle va de la simple fuite de CO2 le long d'un puits à des fuites provoquées par des forages géothermiques ou via des failles non identifiées lors de la conception de l'installation.
Pour la protection des habitations, des nappes phréatiques et des écosystèmes, l'étude demande de surveiller la présence éventuelle de failles aux abords des zones prévues pour stocker le CO2, gaz à effet de serre, principal responsable du changement climatique.
L'étude préconise également pour la sécurité de la filière "CSC" (captage et stockage du CO2) de "définir avec une attention particulière" les critères de choix des sites "avant toute autre démarche" telles que les structures géologiques et conditions tectoniques entre autres.