Le "super typhon" Melor, accompagné de fortes pluies et de vents soufflant jusqu'à 200 km/h, a frappé le centre du Japon jeudi matin.
Ces intempéries ont fait deux morts dans la préfecture de Wakayama et dans la région de Saitama (nord de Tokyo) et au moins 104 blessées, selon les autorités et les médias.
Le typhon Melor a touché la préfecture de Aichi (centre) de la grande île de Honshu et se déplaçait vers le nord-est de l'île.
Où est-il maintenant ?
L'oeil du typhon Melor quittait maintenant Honshu pour survoler de nouveau l'Océan Pacifique. Il devrait frôler l'île septentrionale de Hokkaido vendredi matin. Venu de l'Océan Pacifique, le typhon a en effet légèrement faibli en atteignant la terre ferme, mais "reste très dangereux", a prévenu Takeo Tanaka, prévisionniste à l'Agence météorologique. "Les vents sont violents et les pluies torrentielles. Il faut aussi être prudent face aux risques de glissements de terrain" a-t-il expliqué.
Des dégâts considérables
Des ponts se sont effondrés, de toits ont été emportés par des vents violents et des arbres déracinés bloquent les routes et les voies de chemin de fer. Plus de 600.000 foyers ont été privés de courant dans les préfectures de Mie (centre-ouest), Gifu (centre) et dans la région de Tokyo, ont annoncé plusieurs compagnies d'électricité.
La circulation était perturbée dans de nombreuses régions, certains automobilistes ont abandonné leur véhicule au milieu de chaussées inondées. Plus de 8.000 personnes ont été évacuées vers des refuges, selon la télévision publique NHK.
La vie tourne au ralenti
Des centaines de vols, assurant des lignes intérieures pour la plupart, ont été annulés tandis que de nombreuses liaisons ferroviaires, y compris des express Shinkansen, étaient suspendus, notamment dans le centre du pays. A Tokyo, les intempéries ont entraîné l'arrêt de la ligne de train circulaire Yamanote.
Plusieurs entreprises dont le constructeur automobile Toyota ont stoppé leur production. Des compagnies de raffinage ont également cessé certaines livraisons mais les raffineries elles-mêmes continuaient à fonctionner.