Le Vendée Globe est terminé et il va faire date pour l'écologie aussi.

Voici l'arrivée en fanfare de Raphaël Dinelli, l'enfant du pays, samedi 14 mars aux Sables d'Olonne.
10ème au classement, une côte cassée, une tendinite, beaucoup de fatigue et un splendide exploit car c'est la première fois qu'un solitaire réussit à boucler ce tour du monde mythique uniquement à l'aide d'énergies renouvelables.
Pour alimenter ses instruments et ordinateurs de bord en électricité, Raphaël Dinelli a utilisé l'énergie du vent et du soleil grâce à une éolienne verticale et aux très minces cellules photovoltaïques dont il a recouvert le pont de son bateau.
"L'éolienne a parfaitement tenu, même dans les vents violents, en revanche une partie des cellules photovoltaïques a été grillée par le soleil, raconte Raphaël Dinelli. J'ai vraiment du naviguer à l'économie."

L'expérience de ce tour du monde dans des conditions extrêmes va servir à améliorer ces matériaux, et c'est justement l'objet de la Fondation Océan Vital créée par Raphaël Dinelli. "J'ai vu tout au Sud des icebergs d'eau douce grands comme le Stade de France, détachés du continent antarctique, le réchauffement est visible", dit encore Dinelli, qui a participé à 4 Vendée Globe et a bouclé 2 tours du monde.
Francine Buchi
Voir le site de la fondation Océan Vital en cliquant ici