Les producteurs de bananes des Antilles françaises (Guadeloupe et Martinique) et des Antilles
anglophones ou Windward Islands (Dominique, St Lucie, St Vincent et Grenade), lancent un
ambitieux projet de collaboration régionale baptisé « Banane Durable Caraïbes ».
L'objectif : contribuer à la protection de l'environnement et au développement durable des Antilles. C'est la première fois qu'une collaboration régionale de cette ampleur voit le jour dans ce secteur clé de l'économie des îles Caraïbes. Le secteur de la production bananière représente en effet l'apport agricole le plus important, tant en utilisation de main d'œuvre qu'en devises.
« Banane Durable Caraïbes » entend :
- lutter contre la Cercosporiose noire
- limiter les impacts sur l'environnement de la production de bananes
- améliorer les conditions sociales dans l'espace Caraïbe
« Banane Durable Caraïbe » visent d'abord à prévenir les risques sanitaires, notamment la propagation de la Cercosporiose noire dans les petites Antilles, en complétant un plan de surveillance de cette maladie au niveau subrégional et en recherchant des alternatives à son éventuelle introduction.
Par exemple : le développement d'hybrides résistants à la cercosporiose, ou encore la sélection de bananiers de plus petite taille permettant l'amélioration des conditions de travail des salariés agricoles.
Le projet « Banane Durable Caraïbes » propose également des actions visant à réduire l'utilisation des pesticides chimiques en favorisant des techniques alternatives associées à l'utilisation de pesticides d'origine naturelle. Le développement du compostage permettra aussi le recyclage des déchets organiques et la réduction de l'utilisation d'intrants chimiques (engrais, amendements).