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12 février 2009 -
19h56 :
Les déchets de mines d'uranium mal encadrés ?
[ ENVIRONNEMENT - POLLUTION ]

Un rapport récemment publié par l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire montre que l'exploitation des sols et roches issus des anciennes mines d'uranium de la Cogema (aujourd'hui Areva NC) dans le Limousin, n'est pas assez encadrée ni vérifiée.
L'Institut révèle que le bilan décennal d'Areva n'a pas fait état de la présence de matériaux irradiants dans l'environnement et considère que les informations ne sont pas suffisantes pour exclure tout impact".

De l'uranium


Les produits faiblement radioactifs provenant des mines de La Crouzille (Haute-Vienne) sont aujourd'hui utilisés dans la construction de...remblais. Or, l'utilisation de ces produits même faiblement radioactifs doit être consignée, depuis 1984, dans un registre "destiné à encadrer la demande croissante d'entreprises locales, et notamment de carriers" rappelle l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire. Ce registre avait été mis en place par la Cogema pour restreindre l'usage de ces matériaux, notamment afin d'en imposer "l'interdiction d'utilisation pour des soubassements ou en tant que matériaux de construction".

L'Institut souligne certaines limites des dispositions adoptées

Dans une analyse critique d'un bilan décennal environnemental effectué par Areva NC, l'institut reconnaît "l'utilité et la pertinence" du registre mais souligne "certaines limites des dispositions adoptées : manque de précisions concernant certaines cessions, absence de vérification sur les lieux de réutilisation en particulier".
Quant aux matériaux ayant été utilisés comme remblais avant 1984, ils restent souvent non répertoriés, même si une partie d'entre eux a été mis en évidence par mesures de radioactivité réalisées par Areva NC en 2000 dans les villages limitrophes des sites miniers.

Il faut engager une action spécifique pour les lieux à usage sensible

L'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire  estime "important d'engager une action spécifique pour les lieux à usage sensible" comme les écoles ou les établissements de soins, tout en demandant à ce que les informations recueillies soient mieux diffusées et gardées.


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