Alors que le sommet sur le climat à Copenhague se profile à l'horizon, une étude montre que les émissions mondiales de CO2 liées à l'utilisation d'énergies fossiles ont bondi de 29 % entre 2000 et 2008. Depuis 1990, les émissions ont progressé de 41 %.
Des chiffres toujours inquiétants
Ces chiffres ne rassurent pas les membres du Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat, qui estiment que la température moyenne de la planète pourrait grimper de + 1,8 et + 4°C d'ici à la fin du siècle.
En 2008, la crise économique a eu un impact "limité mais discernable" sur les émissions mondiales de CO2 liées à l'utilisation des énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon), précise l'étude menée par le Global Carbon Project (GCP), qui rassemble plus de 30 spécialistes du climat. Entre 2007 et 2008, la hausse des émissions s'est élevée à 2 % (contre une hausse annuelle moyenne de 3,6 % depuis le début de la décennie).
Renforcement des gaz à effet de serre
Cette étude a permis de tirer un autre enseignement : la modification du rôle de "puits de carbone" joué par les océans et les forêts, est moins efficace pour stocker le CO2. Au cours des cinq dernières décennies, la proportion des émissions de CO2 qui restent dans l'atmosphère et renforcent l'effet de serre à l'origine du réchauffement climatique, est probablement passée de 40 à 45 %, selon l'étude. "Cela montre la vulnérabilité au changement climatique de ces puits naturels qui sont moins efficaces dans leur rôle de "nettoyeur" de la pollution carbone d'origine humaine" a expliqué Pep Canadell, directeur exécutif du GCP.