Les années se suivent et ne se ressemblent pas pour les Français. Il y a deux ans, ils étaient en effet préoccupés par le changement climatique. Aujourd'hui ils le sont moins même s'ils admettent que le phénomène reste la principale menace environnementale, a indiqué un sondage Ifop paru dans Le Monde daté de vendredi.
Le réchauffement de la planète est "le risque environnemental et sanitaire le plus préoccupant" (41 %), devant la pollution des eaux ou encore les risques liés au nucléaire. Ce chiffre sur la perception de la menace climatique était de 53 % en juillet 2008 (20 % en mars 2002).
Comparé à d'autres enjeux internationaux, le réchauffement climatique arrive en quatrième position (26 %), derrière la crise économique (54 %), le terrorisme (43 %), l'épuisement des ressources naturelles (31 %), mais devant "la montée en puissance de la Chine" (15 %).
En France, ils sont 74 % à juger que l'augmentation des températures observée depuis un siècle est "avant tout due aux effets de l'activité humaine". Aux Etats-Unis, ils sont 50 % à le penser d'après le sondage Gallup réalisé en mars 2010.
Ils sont également 46 % à estimer que les médias décrivent de manière "plutôt réaliste" la gravité du réchauffement climatique (et 14 % qui l'estiment sous-estimée, contre 34 % plutôt exagérée). Aux Etats-Unis, ils sont 48 % à trouver le traitement médiatique "plutôt exagéré".
Le sondage a été réalisé pour Le Monde, en partenariat avec France Inter, du 8 au 10 novembre 2010 sur un échantillon de 1.010 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).