Selon un rapport de l'Union of Concerned Scientists (UCS), publié hier, les cultures de maïs et de soja transgéniques commercialisés depuis 13 ans aux Etats-Unis auraient faiblement contribué à l'accroissement des rendements à l'hectare.

Les OGM n'aideraient pas à obtenir un meilleur rendement sur les cultures ?
« Il n'y a aucune culture transgénique ayant permis un accroissement réel du rendement et seul le maïs Bt a montré dans une certaine mesure de plus grands rendements d'exploitation », expliquent les scientifiques responsables de cette étude, avec à leur tête Doug Gurian-Sherman, chercheur de l'UCS (un groupe américain de recherche indépendant), en s'interrogeant sur la sagesse de consacrer autant d'investissement dans cette technique qui pourrait également présenter des risques pour l'environnement.
Par contre, selon ces chercheurs, le soja génétiquement modifié pour résister aux herbicides, culture génétiquement modifiée la plus plantée jusqu'à présent, « n'a pas accru le rendement réel, ni d'exploitation ».

Détails de l'étude
Citant des statistiques du Ministère américain de l'Agriculture (USDA), l'étude note que la production moyenne de maïs par acre (0,4 hectare) aux Etats-Unis a été environ 28% plus élevée de 2004 à 2008, que durant une période comparable de cinq ans entre 1991 et 1995.
Selon une analyse effectuée par les auteurs du rapport seuls 3 à 4% de ce gain est attribuable aux Maïs Bt, ce qui signifie que de 24 à 25% du gain de production à l'hectare ou rendement sont attribuables aux autres méthodes d'amélioration des cultures de maïs.
Pour le soja transgénique, dont la production moyenne par acre s'est accrue de 16%, les auteurs du rapport ont estimé que le gain attribuable aux OGM était quasi-inexistant.
Enfin ils soulignent que la production moyenne de blé par acre a augmenté de 13% environ, entre ces deux mêmes périodes de référence. Hors, il n'y a pas de blé transgénique commercialisé.

Le saviez-vous ?
Le maïs Bt ?
Le maïs Bt (Bacillus thuringiensis) est modifié génétiquement pour lui conférer une résistance aux principaux insectes nuisibles de cette culture dont notamment la pyrale du maïs, une chenille qui dévore les tiges de la plante de l'intérieur.