La Nasa devrait faire décoller le 17 juin de Cap Canaveral en Floride la fusée Atlas V qui aura la mission suivante : trouver sur la Lune des pistes d'alunissage et de l'eau, qui pourraient permettre à terme aux humains d'y travailler, voire d'y vivre.
Deux engins d'explorations à bord de la fusée
Le premier engin sera équipé d'instruments de mesure de la température, de la topographie, de radioactivité et d'hydrogène. Il fouillera les régions polaires et fournira des cartes en 3D et des données sur une centaine de sites qui pourraient être utilisés pour des alunissages.
Le deuxième module spatial sera programmé pour s'écraser dans un cratère lunaire. L'impact qui en résultera, prévu au mois d'octobre, projettera des débris dans l'atmosphère lunaire à près de 9,6 kilomètres d'altitude, permettant aux observateurs de découvrir une éventuelle présence de glace.
Une telle découverte serait cruciale pour les missions suivantes
Les explorations se concentreront sur les pôles de l'astre, encore méconnus, et tâcheront de confirmer des informations faisant état de présence d'hydrogène et de glace à ces endroits. Ces éléments n'ont pas été trouvés dans les régions équatoriales explorées par les hommes au 20ème siècle.
Les cratères des régions polaires pourraient abriter des réserves d'eau glacée d'une température de moins 200°C.
Selon le directeur du projet, Dan Andrews, une telle découverte serait importante pour de futures missions habitées : elle permettrait de fournir de l'oxygène aux astronautes et serait utile aux véhicules.
La sonde Lunar Prospector avait déjà détecté de l'hydrogène sur la lune, sans parvenir à trouver de l'eau.
L'administration du président américain Barack Obama a récemment annoncé sa décision de faire procéder à un réexamen indépendant du programme Constellation de la Nasa qui prévoit un retour des Américains sur la Lune, et des missions habitées vers Mars.