Que faut-il faire pour ralentir le réchauffement climatique et lutter contre les problèmes de santé dus à la pollution de l'air ? Dans un rapport, l'ONU préconise de réduire les émissions de particules de suie provoquées par la combustion du bois et les moteurs diesel.
"L'élimination de ces sources de pollution d'ici à 2030 permettrait de réduire de 0,5°C la hausse prévue de 1,0 degré du réchauffement de la planète d'ici à 2050" indiquent les spécialistes du Programme des Nations unies pour l'environnement et de l'Organisation mondiale de météorologie.
Les régions bénéficiant principalement de cette lutte contre le carbone noir seraient l'Arctique, les massifs himalayens et d'autres régions à glaciers.
Concernant la santé, ces mesures permettraient d'éliminer une des principales sources des maladies respiratoires.
Le document analyse deux sources essentielles de pollution : le "carbone noir", des particules fines produites par la suie émise par la combustion de bois et l'ozone à basse altitude, un gaz résultant d'une réaction chimique entre les gaz d'échappement du trafic routier et les rayons du soleil.
Les nuages de carbone noir peuvent se charger de chaleur en absorbant les rayons du soleil, ce qui peut avoir des effets sur certaines manifestations météorologiques comme les moussons en Asie par exemple.
L'ozone est constitué d'une triple molécule d'oxygène jouant un rôle important dans la stratosphère car elle protège la Terre des radiations ultra-violettes du soleil.
A basse altitude, l'ozone est un agent polluant de l'atmosphère et troisième plus important gaz à effet de serre après le dioxyde de carbone (CO2) (directement produit par la combustion de carburants fossiles) et le méthane venant de l'exploitation des forêts et de l'élevage. Sans oublier les dégâts qu'il cause à la végétation.
Pam Pearson, de l'Initiative Internationale Cryosphère et Climat, a précisé que dans les régions des glaciers les températures augmentaient deux fois plus vite que dans les autres régions.
L'Arctique est particulièrement touché à cause de sa proximité avec les pays industrialisés de l'hémisphère Nord. "L'impact du seul carbone noir qu'on voit sur la glace et la neige pourrait être similaire à celui du CO2" a-t-elle précisé.
Selon le rapport, des contrôles de pollution par le carbone noir et l'ozone pourraient fournir rapidement des résultats en matière de lutte contre le réchauffement, mais cela n'exclut pas d'agir urgemment contre le CO2 provenant des énergies fossiles.