Du 20 au 30 mars, collectivités locales, associations, entreprises se mobilisent en France et à l'étranger contre les pesticides. Le but : dénoncer l'impact de ces produits sur l'environnement et proposer des solutions alternatives.
Conférences-débats, expositions, projections de films (Nos enfants nous accuseront, Homotoxicus), visites de fermes pratiquant l'agriculture biologique ou de jardins bio, près de 350 manifestations animeront en France cette 4ème édition de la « Semaine pour les alternatives aux pesticides ».
Des manifestations sont prévues dans 13 pays en Europe mais également en Amérique (Brésil, Québec) et en Afrique (Cameroun, Tunisie, Mauritanie).

La France, grande consommatrice de pesticides
La France est le premier consommateur européen de pesticides avec 76.000 tonnes épandues par an, explique, devant la presse, François Veillerette, président du Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF) qui coordonne cet événement lancé en 2006 par le réseau Action citoyenne pour les alternatives aux pesticides (Acap).
Mais « les choses bougent », précise t'il. Il cite par exemple plan Ecophyto, annoncé en septembre par le ministre de l'agriculture, Michel Barnier, et qui prévoit, « si possible », la réduction de moitié de l'utilisation des pesticides d'ici 10 ans.
Jacques Boutault, maire du 2ème arrondissement, rappelle que l'utilisation de pesticides a été réduite de 90% depuis 15 ans dans les espaces verts parisiens.
Toutefois, 96% des eaux superficielles et 52% des fruits et légumes contiennent des résidus de pesticides, indique M. Veillerette.