Mohamed Nasheed, président des Maldives, pousse un nouveau cri d'alarme : Les habitants de l'archipel risquent de devoir vivre à terme dans "un camp de réfugiés climatiques", a averti ce dernier. Il presse ainsi les pays riches de conclure un traité pour lutter contre le réchauffement de la planète.
"Les Maldives ont une histoire qui remonte à plus de 2.000 ans et nous ne voulons pas échanger notre paradis contre un camp de réfugiés climatiques", a-t-il lancé lors d'un sommet sur le changement climatique à New Delhi.
Considérant son pays comme un "Etat en première ligne" dans la lutte contre le changement climatique, M. Nasheed a estimé que le réchauffement de la planète menaçait de submerger l'île située dans l'océan indien et de "tuer les habitants". Selon M. Nasheed, les pays émergents n'ont pas contribué à cette crise et les pays industrialisés devraient éviter toute "complaisance".

Plus de 80% des terres à moins d'un mètre au-dessus de la mer
Cet archipel, composé de 1.192 îles, est une destination exotique prisée des touristes fortunés mais une montée des eaux en fait l'une des causes célèbres de la lutte contre le changement climatique.
Plus de 80% des terres étant situés à moins d'un mètre au-dessus du niveau de la mer, une augmentation d'un mètre du niveau de l'océan suffirait à quasiment engloutir le pays.
La menace est telle que Mohamed Nasheed, premier président démocratiquement élu il y a un an, a affirmé que son gouvernement envisageait d'acheter de nouvelles terres au cas où l'archipel disparaîtrait sous les eaux.
A l'initiative de M. Nasheed, les ministres de son gouvernement ont tenu samedi dernier une réunion ministérielle sous l'eau, une première mondiale qui visait à attirer l'attention sur les effets du réchauffement climatique.
En 2007, la commission intergouvernementale des Nations unies sur le changement climatique a prévenu qu'une hausse du niveau de la mer de 18 à 59 cm d'ici 2100 serait suffisante pour rendre l'île inhabitable.