Après la pêche, le secteur du tourisme estival risque de souffrir en Floride ! Les autorités de cet Etat viennent en effet d'interdire les baignades dans le nord-ouest car certaines plages sont souillées par le pétrole, qui se répand dans le golfe du Mexique depuis fin avril.
Notons que cette pollution a jusqu'à présent souillé plus de 200 kilomètres de côtes et fortement perturbé l'industrie de la pêche et le tourisme, deux poumons économiques de la région avec le forage en mer.
"Il y a du pétrole dans l'eau et dans le sable. Le double drapeau rouge a été hissé sur les plages, ce qui signifie qu'il est interdit de se baigner" a indiqué Warren Bielenberg, directeur du Parc national des îles du Golfe, une des régions affectées par la marée noire.
Quelle est la région frappée d'interdiction de baignade ?
Les autorités ont décidé d'interdire la baignade dans le nord-ouest de cet Etat, allant de Perdido Key, à la limite de l'Alabama, jusqu'à la plage de Pensacola et l'île de Santa Rosa, environ 70 kilomètres plus à l'est.
Bien qu'il soit interdit de se baigner, "les plages sont toujours ouvertes, et certains se rendent à la plage avec leur parasol pour profiter du soleil" a ajouté Warren Bielenberg.
Cette gigantesque nappe de pétrole avait déjà souillé les côtes de Louisiane, de Mississipi et d'Alabama.
Le saviez-vous ?
Avec 80 millions de visiteurs par an, la Floride est une des destinations favorites des Américains et des étrangers pour leurs vacances aux Etats-Unis. Le tourisme génère environ 80 milliards de dollars par an dans cet Etat du sud-est des Etats-Unis.
Une tempête pourrait s'abattre sur le golfe du Mexique
Les autorités se préparent à l'arrivée d'une tempête tropicale qui pourrait contrarier les efforts pour boucher la fuite de pétrole dans le golfe du Mexique. Les prévisionnistes s'attendent à ce que des vents forts balayent la région à la fin du week-end ou au début de la semaine prochaine sans pouvoir dire quelle va être la puissance de la dépression.
L'administration perd sa bataille en justice concernant le moratoire sur les forages en mer
Après la décision d'annuler mardi le moratoire sur les forages pétroliers en haute mer, l'administration Obama, a demandé à un juge fédéral de suspendre sa décision le temps qu'elle dépose un recours et que la cour d'appel se prononce. Mais elle a essuyé un refus.
Le président américain Barack Obama avait ordonné fin mai l'établissement d'un moratoire sur les forages en eaux profondes. L'objectif pour l'administration américaine était de prévenir de nouvelles catastrophes comme la marée noire qui se répand dans le golfe du Mexique. Trente-deux compagnies pétrolières avaient saisi la justice contre ce moratoire de six mois.
Comprendre avant de reprendre les forages
"Le président (Obama) est foncièrement persuadé (...) que continuer de forer à ces profondeurs sans savoir ce qui s'est passé (lors de l'explosion de la plateforme DeepWater Horizon il y a deux mois) n'a aucun sens" avait affirmé le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs. Forer à ces profondeurs "menace la sécurité des ouvriers sur les plateformes et l'environnement du golfe à des niveaux que nous ne pouvons pas nous permettre à l'heure actuelle" avait conclu M. Gibbs.
Le pompage a repris
BP a repris ses opérations de pompage du pétrole après un arrêt d'une dizaine d'heures mercredi.
L'entonnoir qui permet de pomper le pétrole et le gaz qui fuient par 1.500 mètres de fond a été remis en place mercredi.
Il avait été ôté après une collision avec un robot téléguidé qui avait apparemment fermé une des soupapes, augmentant la pression dans l'entonnoir et risquant de le boucher au cas où des hydrates y formeraient des cristaux de glace.
Les derniers chiffres
Pendant dix heures, le pétrole s'est répandu dans l'océan : le gouvernement américain a estimé en effet que 30.000 à 60.000 barils de pétrole s'échappent du puits chaque jour, soit 4,77 à 9,53 millions de litres. Selon le centre d'information, un peu plus de 16.000 barils ont été récupérés dans les dernières 24 heures, alors qu'environ 25.000 barils étaient récupérés auparavant.
Dudley remplace Hayward
Chez BP, Robert Dudley a pris la direction effective des opérations contre la marée noire, pilotées jusque-là par son directeur général, Tony Hayward, qui avait notamment multiplié les gaffes depuis l'explosion puis le naufrage le 22 avril de la plateforme « Deepwater Horizon ».
Le cours du groupe pétrolier britannique BP a chuté vendredi à la Bourse de Londres. Du jamais vu depuis 13 ans ! BP a annoncé vendredi matin que ses dépenses liées à la marée noire du Golfe du Mexique avaient atteint environ 1,9 milliard d'euros.
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