Le puits endommagé, à l'origine de la pire marée noire de l'histoire des Etats-Unis, a été bouché grâce au procédé "static kill".
Cette opération a atteint l'objectif souhaité
"La pression du puits est à présent contenue par la pression hydrostatique des boues injectées, ce qui était l'objectif souhaité de l'opération static kill" a déclaré le groupe. Le procédé "static kill" consiste à injecter des liquides et des matières solides dans le puits endommagé puis à le cimenter.
Les prochaines heures décisives
"Le puits est sous surveillance, selon la procédure pour s'assurer que la pression reste stable" a précisé le groupe.
Selon BP, les résultats de pression observés dans les heures à venir permettront de décider de procéder ou non à de nouvelles injections de boues, avant de verser au fond du puits du ciment qui jouera le rôle de bouchon définitif.
Une autre opération bientôt prévue
Le groupe a annoncé qu'il poursuivrait sa collaboration avec les autorités américaines "pour déterminer la prochaine étape, où nous déciderons si nous injectons du ciment dans le puits par la même voie". Car, si des fuites sont détectées, le versement de ciment n'aura pas lieu, et les ingénieurs procéderont directement à l'opération "bottom kill" prévue quoi qu'il arrive à la mi-août. Le procédé consistera à mettre en service deux puits de secours, qui permettront notamment de cimenter définitivement le puits par en-dessous.
Le "static kill" avait été retardé à deux reprises par le passage de la tempête tropicale Bonnie puis la découverte d'une petite fuite hydraulique au niveau du couvercle du puits.
Cette catastrophe a provoqué la mort de 11 personnes et engendré la plus gigantesque marée noire de l'histoire des Etats-Unis.
Selon les dernières estimations, 4,9 millions de barils, soit 780 millions de litres, se sont échappés du puits endommagé depuis l'explosion (20 avril) puis le naufrage (22 avril) de la plateforme Deepwater Horizon.