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29 juillet 2010 -
12h43 :
Marée noire : les échecs et les réussites de BP
[ ENVIRONNEMENT - MAREE NOIRE AUX USA ]

Depuis l'explosion (20 avril) puis le naufrage (22 avril) de la plateforme "Deepwater Horizon", exploitée par BP, le géant pétrolier britannique a testé de nombreuses techniques pour colmater la fuite de pétrole dans le golfe du Mexique qui a provoqué la pire marée noire de l'histoire des Etats-Unis.
Il y a eu des échecs retentissants qui s'expliquent notamment par la grande profondeur de la fuite (1.500 mètres), des tentatives encourageantes et des réussites comme la pose à la mi-juillet d'un entonnoir permettant d'arrêter l'écoulement du brut. Nous vous proposons un petit récapitulatif de toutes ces tentatives. 

Les échecs

Six jours après l'explosion de la plateforme "Deepwater Horizon" au large de la Louisiane, BP envoie quatre robots en pleine mer pour fermer le bloc obturateur (valve de sécurité destinée à contrôler la pression) du puits. Mais les bras robotiques ne parviennent pas à couper la fuite de brut et les efforts restent vains.

Après avoir été déposé au fond de l'eau, un couvercle est retiré le même jour en raison de la formation de cristaux similaires à de la glace. Ce couvercle en forme de dôme de 100 tonnes et 12 mètres de haut a encore échoué dans sa mission : pomper le pétrole pour l'acheminer à bord d'un pétrolier situé à la verticale.  

Un nouveau couvercle, plus petit, d'un poids de 1,6 tonne pour environ 2,4 mètres de hauteur, est envisagé. BP espère limiter la formation de cristaux en injectant de l'eau chaude et du méthanol mais évoque "un procédé inédit et très complexe". L'idée est finalement abandonnée.

Les tentatives
  
BP privilégie l'installation d'un tube de 15 centimètres de diamètre destiné à "aspirer le pétrole" qui s'échappe directement dans le gisement. Ce tuyau va permettre à BP de siphonner, pour la première fois, jusqu'à un cinquième du brut qui s'échappe.

Pour colmater définitivement la fuite, BP ébauche une nouvelle solution : le colmatage du puits avec l'injection de matériaux et de produits liquides. L'opération nommé "Top Kill" va montrer des signes encourageants avant que la fuite ne reparte de plus belle.

Une nouvelle approche est alors privilégiée : sectionner les oléoducs endommagés et ajuster une structure permettant de capter le pétrole et de le siphonner jusqu'à un navire en surface. Cette solution permet cette fois de pomper une bonne partie du brut.

BP installe en sus un second dispositif de captage qui permet de brûler quotidiennement 10.000 barils de brut.

Les réussites
 
BP va finalement installer un énième entonnoir qui va lui permettre de stopper complètement, et pendant plusieurs semaines, l'écoulement de brut.

Dans le même temps le groupe pétrolier termine deux forages de dérivation qui doivent permettre de condamner le puits début août.


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