La nouvelle tentative de... BP a encore avorté. BP a en effet indiqué jeudi (15 juillet) que le test crucial de son nouvel entonnoir, destiné à mettre fin à la fuite de pétrole qui s'écoule dans le golfe du Mexique depuis fin avril, a été reporté à la suite d'une fuite détectée sur l'un conduit.
Selon la compagnie pétrolière britannique , la fuite a été détectée puis isolée. Elle sera réparée avant d'entamer le test qui pourrait commencer jeudi.
Avant sa mise en service, les ingénieurs de BP doivent effectuer un test qui vise à évaluer la résistance du puits de pétrole fuyant dans le golfe du Mexique, a indiqué un haut responsable du groupe britannique.
Baptisé "Top Hat 10", le nouvel entonnoir posé lundi soir devrait permettre de récupérer l'intégralité du pétrole qui s'échappe de la fuite ou, selon un autre scénario, d'endiguer définitivement la fuite.
Il remplace un précédent modèle, retiré samedi, qui ne captait qu'environ 25.000 barils de pétrole par jour, sur les 35.000 à 60.000 qui grossissent quotidiennement la marée noire.
Mercredi, l'amiral Thad Allen, qui supervise les efforts américains contre la marée noire, avait autorisé BP "à procéder au test" de solidité.
"Ce test doit durer un maximum de 48 heures et nous pourrons alors faire un point, voir où nous en sommes et décider de l'étape suivante" a-t-il ajouté.
Si le puits ne parvenait pas être colmaté définitivement à l'aide de l'entonnoir, le géant pétrolier reportera tous ses espoirs sur le premier des deux puits de secours censés stopper définitivement la fuite. L'installation est attendue début août.
Mardi, l'Agence internationale de l'énergie a estimé que le naufrage le 22 avril de la plateforme Deepwater Horizon avait provoqué le déversement de 2,3 à 4,5 millions de barils de pétrole dans le golfe du Mexique. A titre de comparaison, lors du naufrage de l'Exxon Valdez en Alaska en 1989, entre 58 et 112 fois moins de pétrole s'était déversé dans la mer.