Comme si les feux de tourbières ne suffisaient pas à la capitale russe... Moscou est désormais enfumée par des émanations nauséabondes et toxiques en provenance d'une immense décharge à ciel ouvert. Le feu a pris dans la nuit de mercredi à jeudi dans cette décharge d'environ 15 hectares, située dans le district de Chtchelkovski, à 35 km au nord-est de Moscou, et il s'étend encore sur environ deux hectares.
La nuit dernière, les flammes de l'incendie étaient visibles à plusieurs kilomètres. Elles ont toutefois baissé d'intensité, mais une forte odeur de plastique brûlé se dégageait et a été ressentie jusque dans l'est de Moscou. "Cette décharge va se consumer longtemps", explique un responsable du ministère russe des Situations d'urgence. Sur les lieux du sinistre, les pompiers équipés de nombreux véhicules tentent de circonscrire l'incendie. "la menace d'extension à la forêt voisine a été supprimée", indique un responsable du ministère.
Difficile de respirer dans la Capitale russe
« Dégagement de dioxines » ?
Aux dires des autorités locales, il n'y a aucun danger pour la population. A l'inverse les écologistes recommandent de mettre des masques respiratoires pour se protéger des fumées toxiques. "Le menace est sous-estimée, des produits toxiques se dégagent, avant tout des dioxines, à cause des bouteilles en plastique brûlées", explique Vladimir Sliviak, de l'ONG russe Eco-Défense.
"C'est bien plus dangereux que les produits de combustion provenant des feux de tourbières" qui brûlent depuis plusieurs semaines dans la région de Moscou, a-t-il ajouté.
Les feux de tourbières, dans lesquels la tourbe naturellement présente dans le sol se consume lentement sur des mètres de profondeur, sont particulièrement difficiles à éteindre.