Nicolas Sarkozy n'inaugurera pas le Salon de l'agriculture, mais sera présent dans la plus grande ferme du monde le week-end prochain, pour la clôture.
Vives réactions de la FNSEA.
Le président Sarkozy a "beaucoup de difficultés avec le monde paysan", a estimé vendredi le
président de la FNSEA Jean-Michel Lemétayer, déplorant que le chef de l'Etat ne vienne qu'à la fin du salon de l'agriculture qui ouvre samedi à Paris.
"On aurait bien aimé qu'il inaugure le salon de l'agriculture; cela aurait été un signe de sa volonté de défendre cette profession", a également dit sur Europe 1 le président du principal syndicat agricole français.
De son côté le gouvernement assure les agriculteurs que le choix de Nicolas Sarkozy d'assister à la clôture du Salon de l'agriculture plutôt que de l'inaugurer est positif.
Selon le ministre de l'agriculture Bruno Le Maire,
c'est "une bonne chose et une possibilité pour le président de la République de ramasser tous les débats qui auront eu lieu pendant la semaine, d'être à l'écoute des propositions, des inquiétudes, et de faire un certain nombre de propositions".
Une rencontre au sommet.
Une rencontre est organisée mercredi 3 février entre Nicolas Sarkozy et Mr Lemétayer.
Le président de la FNSEA compte demander au président de la République "à ce que soit complété le plan de soutien" à l'agriculture.
D'après lui "le ballon d'oxygène que le monde agricole a obtenu est insuffisant parce qu'il y a de fortes demandes chez les banquiers".
Nicolas Sarkozy et les agriculteurs sont-ils sur la même longueur d'onde ?
A cette question M. Lemétayer répond:
« Je pense qu'il n'y a pas toute la compréhension, parce que le président Sarkozy a beaucoup de difficultés avec la campagne et le monde paysan".
Il a cité à l'appui un sondage Ifop, publié vendredi dans Le Figaro, faisant état d'une baisse de la popularité de M. Sarkozy auprès du monde paysan: le chef de l'Etat recueille 47% d'opinions favorables, contre 56% il y un an.
Une aide aux payants débloqué par l'état.
L'Elysée avait annoncé fin octobre à Poligny (Jura) un plan comportant 650 millions d'euros de "soutien exceptionnel de l'Etat" et un milliard d'euros de prêts bonifiés pour permettre à l'agriculture de faire face à une crise "absolument exceptionnelle".
La FNSEA voudrait obtenir une rallonge du montant de ces prêts à taux réduit, a précisé son porte-parole.