Quel voeu peut-on formuler pour la ville de Naples (Italie) à l'aube de cette nouvelle année ? Que les autorités locales et le gouvernement tiennent enfin leurs promesses et nettoient les rues toujours envahies par des centaines de tonnes d'ordures. Après le risque sanitaire, les autorités redoutent en effet les incendies...
...Durant la nuit de la Saint-Sylvestre, la tradition veut que les habitants et les touristes s'amusent à lancer des pétards qui pourraient déclencher des incendies dans les rues. "(...) nous craignons que les étincelles mettent le feu aux déchets ou que des gens y mettent volontairement le feu" a expliqué le responsable des services d'hygiène de la ville, Paolo Giacomelli.
"Des équipes de pompiers arroseront les 200 tas d'ordures vendredi soir pour les rendre moins inflammables" a-t-il annoncé.
Selon ce dernier, il y a encore environ 1.400 tonnes d'ordures dans les rues. La municipalité doit aussi consacrer des ressources supplémentaires au nettoyage des petites rues étroites du centre-ville.
Des promesses en l'air ?
Fin novembre, le chef du gouvernement Silvio Berlusconi avait promis que le problème des déchets serait réglé en quinze jours.
Le 26 novembre, la Commission européenne a mis en demeure le gouvernement italien de mettre en oeuvre, sous peine de sanctions financières, un nouveau plan de traitement des déchets dans la région de Naples.
Le gouvernement italien a adopté le 18 novembre un décret censé accélérer les procédures administratives pour la construction de centres de traitement et d'incinération de déchets.
Au cours de l'année 2007/2008, les autorités avaient aussi promis la construction d'incinérateurs qui n'ont pas encore vu le jour. Selon les experts, il faudra au moins trois ans pour terminer la construction de ces installations nécessaires au désengorgement de Naples.
Naples ne parvient pas à se débarrasser de ses déchets
Des manifestations et des opérations de blocage des populations vivant près des décharges de la région, ont lieu régulièrement.
Ces derniers s'opposent à l'utilisation ou l'extension de sites à ciel ouvert parvenus aujourd'hui à saturation.