Pour la ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, la pollution de l'air n'est pas simplement "une gêne" mais "une vraie menace pour la santé".
Le bilan 2010 de la qualité de l'air en France montre "une tendance à la baisse des niveaux enregistrés pour plusieurs polluants, mais on reste très inquiets pour les particules PM10 (inférieures à 10 micromètres), sur lesquelles ont a du mal à agir" a indiqué la ministre.
Les concentrations de particules fines ont légèrement diminué en 2010 mais il y a encore 15 agglomérations de plus de 100.000 habitants qui ont été touchées par des dépassements des valeurs limites (contre 26 en 2007), selon le ministère.
Pour le dioxyde d'azote, la situation reste également "préoccupante" avec 24 agglomérations touchées par des dépassements de valeurs limites en 2010, contre 21 en 2009 et 18 en 2008. "Sur les dix dernières années, on a fait -48 % sur le dioxyde de soufre, -26 % pour les oxyde d'azote et -22 % pour les particules PM10 mais cela ne suffit pas" a-t-elle précisé. "Il y a encore trop de personnes qui voient ça comme une gêne. La pollution, ce n'est pas une gêne, c'est une vraie menace pour la santé".
Elle a également rappelé que la pollution aux particules serait à l'origine de 42.000 morts prématurées par an en France et de nombreuses maladies (asthme, allergie, maladies respiratoires et cardio-vasculaires).
Les dépassements de particules fines dans une quinzaine de sites en France sont également "à l'origine de procédure contentieuses avec la commission européenne" a-t-elle rappelé. Le gouvernement français a pris plusieurs mesures pour lutter contre cette pollution.
L'une de ses mesures est un projet d'expérimentation dans huit agglomérations à partir de 2012. Il y aura en effet des zones réglementées où l'accès des véhicules les plus polluants seraient interdits.