Une convention internationale sur le recyclage des navires vient d'être adoptée à Hong Kong par l'Organisation maritime internationale. Le texte, qui vise à rendre plus sûr et plus propre le démantèlement des navires, impose aux armateurs de fournir aux chantiers de démantèlement une liste des matériaux dangereux contenus dans le navire avant sa destruction. Selon Lee Adamson, porte-parole de l'Organisation maritime internationale, il s'agit "d'un énorme pas en avant en termes de santé et de sécurité pour les ouvriers et pour la protection de l'environnement".
Les navires démantelés dans des conditions déplorables
Du côté des défenseurs de l'environnement, le son de cloche est différent. Pour eux, le texte ne permet pas de mettre fin à une pratique controversée qui consiste à démanteler les navires sur de simples plages aménagées, en Inde ou au Bangladesh notamment. Les défenseurs estiment que la majeure partie des chantiers de démantèlements en Asie effectuent les démantèlements dans des conditions souvent déplorables pour la santé des employés comme pour l'environnement. Les trois pays les plus sollicités pour "désosser" les navires sont l'Inde, le Pakistan ou le Bangladesh.
Le chiffre !
L'Organisation maritime internationale a défendu la convention en expliquant qu'il fallait tenir compte de la réalité d'une industrie qui représente des millions de dollars et d'emplois. Selon des estimations de cette organisation, plus de 10.000 navires ont été démantelés dans le monde, entre 1990 et 2006.